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Déléguer pour affirmer sa démarche responsable

Retour d’expérience : déléguer m’a permis de gagner du temps et de me sentir plus légitime dans ma communication.

Lors de la création de son activité, se dégager un salaire est LA priorité.

Dans un souci d’économie, une même personne exerce alors son cœur de métier en plus de répondre à tous les besoins associés au projet (gestion, organisation, communication, etc.).

Par ailleurs, certaines structures ne récupèrent pas la TVA car elles n’y sont pas soumises (micro-entreprise, association à but non lucratif) et les charges ne sont pas toujours déductibles. Ces deux conditions peuvent être perçues comme un frein à déléguer.

Donc une même personne se forme comme elle peut, pour être capable de faire sa compta et de créer son site internet.

Tout faire soi-même demande énormément de temps et d’énergie, pour un résultat qui n’est pas toujours à la hauteur. Est-ce donc vraiment une économie si l’épuisement est proche ? Si le résultat est décevant, que devient la confiance en soi et le sentiment de légitimité ?

L’enjeu de l’argent (et du temps)

Pendant longtemps, j’avais extrêmement peur de dépenser l’argent de mon entreprise.

Pendant longtemps, j’ai perçu la dépense comme une perte de salaire.

J’en ai donc passé des heures à bricoler mon site internet. Dans les derniers mois de son utilisation, il mettait plusieurs secondes à s’afficher et ne s’adaptait pas bien aux différentes tailles d’écran. La navigation sur un téléphone portable était un calvaire. Certains éléments disparaissaient parfois.

À un certain point, j’ai compris que l’énergie et le temps me manquaient pour suivre une formation solide qui m’aurait permis d’être (à peu près) compétente et autonome.

Bon. De là, pas le choix, il faut faire appel à quelqu’un. J’ai donc dû travailler sur moi (et ma peur de manquer d’argent) pour comprendre une chose extrêmement importante : dépenser pour déléguer, finalement c’est investir sur soi, sur son entreprise.

Un changement de mot peut parfois être totalement libérateur. Si dépenser devient investir, alors ce mot qui sonne négatif, devient positif. Se faire aider oui, ça coûte de l’argent, mais surtout, ça permet de se dégager du temps qui peut-être utilisé dans son cœur de métier.

Si déléguer se transforme en investissement, alors l’accent peut être mis sur ce qui va être gagné : du temps, des client·es, de l’argent.

Par ailleurs, les retombées d’un investissement ne concernent pas que la personne qui délègue !

Confier une tâche à une autre personne signifie lui donner du travail, la rémunérer, donc la faire vivre.

Pour développer ce sujet de redistribution des richesses, je te conseille un livre qui m’a beaucoup aidée : Le guide de l’entrepreneur durable de Solene Pignet et l’inspirant épisode 3 du podcast Alignées de Dorothée Cadiot.

 

L’enjeu de l’alignement (et de la confiance en soi)

Le manque de temps est une bonne raison pour déléguer. Le manque de compétences aussi !

Pendant mon bricolage de site internet, j’ai réalisé que je n’avais vraiment pas les compétences requises pour mettre en place un site de cette ampleur qui ne soit pas un désastre archi-polluant. Or, pour une graphiste engagée à diminuer son impact environnemental, c’est un problème.

Comment être légitime à se décrire comme responsable si son outil de communication principal ne l’est pas ?

Outre la nécessité d’avoir un site fonctionnel pour promouvoir mon activité, j’estime important de me sentir alignée avec mes outils de communication. Instagram me demande trop d’énergie ? Je réduis la quantité de posts. Mon site internet pollue trop ? Je veux qu’il soit éco-conçu.

Déléguer la création de mon site m’a permis de prendre du recul sur mon activité et ses objectifs. Il a également boosté ma confiance en moi et en ma communication, car faire ce choix a été un moyen d’affirmer mon engagement en faveur de la communication responsable.

De plus, me sentir vraiment alignée entre ma façon de travailler, ma clientèle, mes partenaires et mes prestataires est source de fierté !

J’ai choisi de faire appel à Fabien Perot pour développer mon site en éco-conception. Un grand merci pour la qualité de ce travail 🙏

Quand dépenser devient investir, la peur du manque de trésorerie n’est plus un frein. Les bénéfices sont nombreux : gain de temps, gain d’argent, permettre à une autre personne d’avoir du travail… Selon le budget ou les capacités, il est tout à fait possible de déléguer seulement une partie de sa communication ! Tu peux découvrir l’expérience de Noëlle sur son blog.

Déléguer auprès d’un·e spécialiste qui comprend le besoin réel, qui partage les valeurs et la vision, c’est aussi aligner toutes les parties de son activité. Cela permet aussi de se sentir tout à fait légitime et d’affirmer son engagement !

Cet article a été écrit au printemps 2022, dans le cadre de l’info-lettre du Co-lab, sur le thème de l’éco-conception web.

La clé pour développer une communication visuelle cohérente

Pourquoi avoir un logo ?

Ton logo représente ton entreprise. Ton entreprise, c’est toi. Donc ton logo, c’est toi.

Il doit être authentique et transmettre ton domaine d’activité, tes compétences et tes engagements.

Car c’est sur cette image que ton audience va décider si elle peut avoir confiance en toi et ton projet ! Et une audience qui a confiance se transforme en clientèle.

Mais la confiance marche dans les deux sens : travailler ton logo pour te sentir aligné·e, c’est aussi donner un coup de pied au syndrome de l’imposteur et te sentir plus légitime dans ta communication.

Un logo peut être uniquement composé du nom de ta structure, d’un symbole ou des deux éléments combinés.

Attention, un logo seul ne suffit pas, il doit s’inscrire dans une identité visuelle.

Un logo, est-ce suffisant ?

La réponse est non !

À quoi bon avoir un logo créé sur-mesure si tu utilises 15 couleurs et 15 polices de caractères différentes sur chaque publication Instagram et que, du coup, personne ne reconnaît ta structure ?

L’identité visuelle, c’est un ensemble d’éléments visuels cohérents qui permettent d’identifier une même entité au travers de différents médias de communication.

Ton identité, c’est donc ton logo, ton site, tes visuels pour réseaux sociaux, ta carte de visite, ton flyer, ton livre, etc.

Il est important que tous ces éléments soient liés visuellement pour que ton audience te reconnaisse immédiatement, quel que soit le support et le message.

Comment créer d’autres supports de com’ cohérents avec son identité ?

Dans cette situation, la charte graphique est ta meilleure amie !

C’est un guide extrêmement détaillé qui te donne toutes les règles pour appliquer ton identité visuelle. C’est-à-dire qu’il décrit quand utiliser telle couleur, à quelle distance du bord de ta carte de visite tu dois écrire ton numéro de téléphone, comment faire ton Powerpoint, etc.

La charte graphique est indispensable dans les structures de taille moyenne ou grande, surtout si plusieurs personnes travaillent à la communication (elle te permet également de changer de graphiste super facilement).

Le nombre de pages est très variable, car il dépend du nombre de supports nécessaires à la communication de la structure. Par exemple, celle de la Nasa compte 60 pages.

Bref, c’est un document super complet qui t’aide à déployer ton identité de manière cohérente et, par conséquent, à rayonner !

Il ne faut pas se mentir, une charte graphique c’est onéreux, et quand on a une entreprise indépendante, ce n’est pas forcément nécessaire.

Je te propose plutôt d’opter pour un brandboard.

Un brandboard, c’est quoi ?

C’est en quelque sorte un mémo de l’identité visuelle, une mini-charte qui tient en une page.

Le mot brandboard signifie “planche de marque” en français.

Ce document précieux contient tous les éléments dont tu dois te souvenir afin de déployer ton identité de manière cohérente : quelles polices de caractères utiliser et quand, tes couleurs avec leur code exact, quel type d’images utiliser.

Avec ça, tu es autonome dans l’application de ton identité visuelle et tu peux créer toi-même tes visuels pour les réseaux sociaux par exemple (même si, pour gagner du temps, le mieux c’est d’avoir quelques templates fait par un·e graphiste !)

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Tu l’as compris, un logo seul est inutile. Et pour déployer une communication visuelle cohérente, tu as besoin de toujours avoir en tête les éléments de ton identité visuelle.

Si tu as la moindre question, je t’invite à réserver un appel découverte pour qu’on en discute !

Les 5 points d’attention pour bien choisir sa ou son graphiste

Je te décris ici les cinq points qui sont, pour moi, indispensables à une collaboration fructueuse.

1 — L’échange

Quand on fait appel à un·e prestataire, il est indispensable de pouvoir lui accorder sa confiance. Et quoi de mieux que de se rencontrer par téléphone ou visio pour savoir si le feeling est bon ?

Tu sentiras tout de suite si la ou le graphiste est à l’écoute ou non, car c’est un métier qui demande de la curiosité et de la passion !

Donc on commence par se rencontrer, présenter le projet et valider le besoin.

Car oui, le ou la graphiste a une capacité de conseil, et peut t’aider à (re)définir tes besoins afin d’avoir une démarche de communication éco-responsable.

2 — L’alignement avec les valeurs

Travailler avec une personne qui partage tes convictions, qui croit de tout son cœur en ton projet, c’est garantir qu’elle va mettre à ton service tout son enthousiasme et ses capacités.

Par ailleurs, si tu ton projet portes des valeurs de responsabilité sociale et/ou environnementale, travailler avec une personne qui partage ces valeurs te permettra d’avoir un résultat inclusif et attentif à son impact sur la planète !

3 — Le portfolio

Le portfolio, c’est-à-dire un espace de présentation des projets réalisés, est un indicateur clé du professionnalisme, du savoir-faire et des compétences techniques. Il te permet également de voir si tu es sensible à son style, car chaque graphiste possède une sensibilité artistique différente !

4 — La spécialité

Mieux vaut un·e spécialiste de son domaine qu’une personne qui sait tout faire mais moyennement. Maîtriser parfaitement les codes et les logiciels pour le graphisme imprimé, la photographie, l’illustration, la création de site internet, de vidéo, de motion design… demanderait une vie !

5 — Le tarif

Méfie-toi des prestations trop alléchantes qui peuvent dissimuler un manque d’expérience, un générateur ou malheureusement, une personne qui n’est pas rémunérée à sa juste valeur.

Si tu choisis un·e graphiste sur une plateforme type 5euros.com ou graphiste.com, et que tu payes ton logo moins de 100 € (oui oui, c’est possible), alors soit tu travailleras avec un·e étudiant·e mal payé·e, soit une personne qui utilise un générateur.

(un générateur est une machine qui génère un logo qui n’est ni personnalisé, ni personnalisable, qui risque de ne pas être unique et que tu ne peux pas déposer à l’INPI.)

Une communication visuelle de qualité demande de la réflexion, une connaissance des logiciels performants, une veille créative et, bien évidemment, de l’imagination et de nombreux essais ! Si un·e graphiste te propose deux choix différents, en réalité au moins le triple de pistes ont été développées.

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Tu as un projet de communication visuelle et tu te sens prêt·e à sauter le pas ?

Réserve un appel découverte pour qu’on en discute !

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